Le Blog de B

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Je sais,  je vous ai entendu crier mon nom durant toute cette période de silence, ma boite mail a été inondé (de spams), je ne pouvais plus recevoir de textos (j’ai plus de forfait), ni de messages vocaux (je n’ai pas activé mon répondeur) donc j’ai entendu vos prières (comme Ophélie Winter) et me voila !

Certes j’ai eu beaucoup de travail mais j’ai aussi redécouvert une activité qui te prend tout ton temps, tes ongles et ton énergie à savoir : chercher un appart.

Fraichement arrivée de Paris et donc de l’enfer de la location, j’ai cru que chercher un appartement à Melbourne, se résumerait à comparer les photos du salon et  de la chambre tout en faisant monter les enchères pour que l’on y vienne.

MOUH AH AH

Tu la vois la bonne blague ?

C’est vrai, je le reconnais les australiens sont cools, relax et easy way of life, c’est vrai…Par contre je n’avais pas capté que cela s’appliquait aussi dans leur boulot… et encore plus dans l’immobilier. Quelle aventure mes amis.

Sache déjà que ici, tu ne te pointes pas dans une agence comme ça à l’improviste avec les photocopies de tes 32 dernières années de travail et la lettre des tes garants sur 12 générations. Non, non… Tu vas sur un site internet ( pour ceux que ça intéresse: http://www.domain.com.au/), et la, dans la mignonette annonce est notifiée le jour, l’heure et le lieu, en gros

  • Mardi 12, 14h, sur la croix que tu vois dans Google Maps (j’allais mettre mappy la honte, so 2011)

Donc tu te fais ton petit programme de visite et tu te pointes au rendez vous comme indiqué. Bon déjà, les mecs te donnent des rdv le mardi après midi à 15h30, pour être sur que tu poses ta seule journée de RTT et bien te faire chier (Oui l’australien est parfois vicieux)

MOUAH AH AH (bis), je sors ma carte free lance et je me pointe aux visites.

Mais l’australien est fourbe, parce que 1 fois sur 2, bah c’est simple, il ne vient pas. Le mec doit raconter des cracks à sa boss « Je ne comprends pas pourquoi il ne part pas cet appart » et s’en va en fait déguster un « strong weak decaf latté with one sugar » avec Kelly face à l’océan (j’en ferais un billet parce que le café ici, c’est un peu notre fromage, c’est sérieux cette affaire) et moi je reste 2 heures à attendre en fumant ma clope à 4000 dollars…

J’ai aussi eu droit à : « Oh oh, ce n’est pas les bonnes clés…zut, revenez demain, allez bisous ». Vu que c’est arrivé 3 fois,  je pense qu’ils sont totalement décomplexés avec l’idée de te faire perdre 3 heures de ta journée… Ca ne leur pose aucun problème. La carte free-lance c’est pratique mais bon quand même.

Allez, je vous passe les détails mais hop, miracle on trouve celui qui nous fait vibrer. Commence alors un incroyable parcours. Eux, les rois de la connexion 1G, du débit proche de 0, eh bien tu dois postuler en ligne (l’australien est comique).

24 pages plus tard et au moment de valider ton dossier, la page plante. Mouah ah ah, 4 000 dollars plus tard, je recommence. J’ai donné, je pense tous les numéros qui sont dans mon répertoire, mes expériences depuis mon stage de troisième et tous les numéros de mon passeport, carte d’identité et  permis de conduire, etc… La police a moins d’infos sur moi que l’agence immobilière.

Eh bien, ils ont TOUT  vérifié, ils ont téléphoné à mes boss, au boss de mon mec, à notre actuel proprio, en fait à peu près tous les gens que l’on connait en Australie.

En discutant avec ma boss de Sydney sur cette incroyable aventure, elle me confie qu’une lettre de motivation est fortement appréciée par les agences.

KEUOUA ?

Il faut que je fasse une lettre de motivation ? « J’ai toujours adoré les appartements parce que de toute façon j’ai pas les moyens de me payer une maison. Vivre sous un toit est un truc que j’ai toujours kiffé et j’espère le faire pour les 100 prochaines années. J’aime beaucoup les koalas et les kangourous et votre robe est formidable ».

  • Ok, je vous donne une réponse dans 24h.
  • "Purée…j’ai peur que mon sponsor soit annulé et de me retrouver à Brie sur Essonne ou Nogent sur Marne…."

Le lendemain et 15 appels en absence de ma part, elle me rappel et « YESSSSSS », nous avons été « choisi » par la main de dieu. Et la, dans un joli rictus, elle t’explique que tu as 24h pour lacher la caution et le premier loyer sinon tu es expulsé du pays (bon j’exagère mais en tout cas, si dans 24h son compte ne s’est pas alourdi de 6 000 dollars, bah tu peux commencer à préparer le repas à tous tes colocs pour leur annoncer que tu restes).

Tin tin tintin tin (Je  chante mission impossible), coups de fils, banque, coups de fils : c’est bon ! Nous sommes pendant 2heures, virtuellement riche…

RDV à l’agence, bon la, elle te sert la main tout en vérifiant le chèque et te fait signer 10 000 papiers qui en gros te disent que si il y a unproblème, dans 99% des cas, bah c’est pour ta pomme (logique). Tu signes parce que tu as pas trop envie de repartager ta salle de bain à 6.

ENFIN, le premier sourire de l’agent, en même temps, elle vient de calculer que grâce à moi elle remplit ses objectifs et que du coup elle peut ne plus se pointer aux autres visites du mois…

Donc bref, j’ai quand même trouvé ça plus facile que Paris mais par contre j’ai bien senti la notion ici de Buisness is Buisness, on encaisse, on sourit après. En même temps, c’est peut être pour ça que l’Australie n’est pas en crise… ? 

Je voulais faire ce billet sur ma peur de l’avion avant mon voyage à Paris mais j’ai eu bien trop la frousse que cela sonne comme un testament alors j’ai préféré renoncer et attendre mon retour.

Maintenant que je suis sagement devant mon ordinateur, avec mon décalage horaire et la fin de mon relaxant anticrise de panique, j’aurais presque envie de dire mais c’est tranquille l’avion. Quelle idée d’avoir si peur. Mais oui mais non.

Avant toute considération sur ce moyen de transport tout à fait flippant, j’ai un message pour toi !

Quand tu me dis « Oh mais tu sais c’est le moyen de transport le plus sûr »

  • 1 : J’ai envie de te faire manger un cactus avec les gencives 
  • 2: Est ce que tu connais seulement ma poisse ?

Je suis typiquement le genre de fille à qui on dit « ca ne peut arriver qu’à toi ce genre de chose » ou « c’est la première fois que j’entends un truc pareil »…Dès qu’un truc incongru se profil à l’horizon c’est pour ma pomme.

Donc oui, sur l’échelle des galères, m’écraser en avion est tout à fait dans mes cordes, (bon si je pousse ma logique un peu plus loin, je devrais être aussi la seule à survivre pour écrire un livre et participer à la reconstitution pour le téléfilm de TF1 et même faire une petite apparition ou finalement je serais repérée comme la star montante, puis Woddy Allen me proposerait un premier rôle et ensuite Cannes et , et, mais elle est ou mon assistante ???????, NON, je ne fais pas d’interview filmée, éteint moi cette caméra TOUTE DE SUITE !!!!, …, pardon je m’évade).

J’en étais ou. Ah oui, non parce que l’homme dans son incroyable logique a toujours réussi à construire des moyens de transports d’une incroyable facilité.

On a commencé tranquille avec le cheval. Le pire étant de se casser une jambe (enfin, Christopher Reeve n’est peut être pas d’accord avec moi…)

  • Le bateau : Ok ça coule MAIS tu peux nager (argument imparable)
  • Le vélo : On a quand même inventé un dicton pour nous faire comprendre qu’il n’y a pas plus safe et simple que le vélo  (non tu retrouveras tout seul ce dicton).
  • Ok, on est passé à la voiture, mais la encore, easy. Principe de base à comprendre pas trop balaise : 4 roues, un moteur, une route, et hop. Si tu te plantes, la plupart du temps c’est de TA faute.
  • Le train. Si on oublie le concept des rails, c’est une grosse voiture qui avance tout droit (j’écris aussi ce billet pour des jeunes lecteurs qui ont besoin de schéma simple et clair). Y’a quand même pas trop de risque. 

MAIS L’AVION.

Déjà, Il a fallu 20 ans d’essais à base de mecs qui courent en haut d’une montagne pour se vautrer dans le premier platane malencontreusement planter là pour comprendre que ca allait être un peu plus compliqué que prévu.

Ensuite, il a fallu réunir tous les esprits les plus affutés pour braver les lois de la physique et réussir à faire Paris-Roubaix en 15heures (Génial… !!!!!).

C’est simple, personne ne peut t’expliquer le principe de l’avion en moins d’une minute. CQFD

Donc, au regard de mon argumentation incroyable, tu te dis que j’ai raison, c’est bien, tu commences à comprendre.

Et puis soyons clair, on ne fait pas un film ou une série sur un avion qui traverse l’atlantique. On te fait des films et des séries sur des avions qui se crashent. Après tu te retrouves comme un con sur une ile chelou ou te rends compte après 8 saison que tu étais déjà mort (si quelqu’un a compris la fin de LOST, il peut m’envoyer un mail…).

Au passage : Le conseil bien naze qui consiste à te dire « Mets toi à l’arrière de l’appareil tu as plus de chance de t’en sortir » est un conseil bien nul. Je ne connais personne qui te dis quand tu prends le train « Mets toi au milieu, en cas de collision, tu survivras » !! Ah ah, j’ai pas raison ?

Donc, je pense que jusqu’à la fin de ma vie, à chaque fois que je prendrais l’avion, je me dirais que « Non, ce n’est pas normal d’être dans ce truc suivi juste derrière par cette réflexion: Mais pourquoi les plateaux-repas sont toujours déguellasse ???» 

Je crois qu’il est temps de briser le mythe de l’Auberge Espagnole :

                      « LA COLOC, C’EST VRAIMENT TOUT POURRI »

Non parce Klapisch  nous a bien arnaqué sur le concept. Il nous a vendu la franche camaraderie, les diners sympa sur la terrasse d’un balcon de 310m² avec vue sur la plage, les instants complices tous ensemble devant un bon film avec une bouteille de bordeaux, les crises de fou rire et les instants cocasses à l’entrée de la salle de bain.

Mais moi je vous le dis, on s’est bien foutu de votre gueule parce que la réalité est toute autre.

La coloc:

  • C’est se taper de l’eau froide sous la douche parce que notre chère amie allemande a décidé de se prendre un bain en pleine après midi. 
  • La coloc, c’est chercher désespérément une assiette propre pour manger ses pates au beurre sans gruyère (très très grave)
  • C’est regarder sa montre à 3h du mat parce que le couple de la chambre mitoyenne a improvisé une after au red bull.

Bref, si tu as 20 ans et que tu lis ce blog, je te conseille de t’arrêter la.

Je me souviens lorsque j’étais étudiante, j’avais eu mon petit studio rien qu’à moi, j’étais fière, j’avais un « appart », j’étais autonome. Il y avait ce groupe de pote que je côtoyais dans mon école, il avait fait une coloc à 5. « Tu viens, il y a une soirée à la coloc ?,  Rhoo, tu as entendu ce qui s’est passé à la coloc hier soir ? » et patati et patata (je suis pour la réhabilitation de cette expression désuète). Il ne se passait pas une journée sans entendre une histoire sur cette coloc. J’avais l’impression qu’ils vivaient un tuc über cool et que j’étais une has been avec ma mini-cuisine américaine. Pauvre malheureuse, je vivais des instants de délicieux bonheur, et je n’en étais pas consciente…

Du coup, avec cette histoire de coloc, je me disais, « tin, moi aussi j’aimerais bien me la péter et dire des trucs comme » :

  • Non, ce soir je ne peux pas, j’ai une soirée coloc
  • Rhoo, ma coloc m’a fait une surprise samedi matin et m’a acheté des pains aux chocolats 
  • Elle a ramené un mec l’espagnole, une bombe! J’ai halluciné

Oui mais voila, maintenant la coloc, j’ai vécu et par pitié, si quelqu’un m’entend : Sortez moi  de cet enfer !!!  

La coloc en Australie, ce n’est pas sympa pour une simple et bonne raison : tu ne vis pas avec des australiens. Et oui, ca peut paraitre con comme ça, mais je te l’ai expliqué dans le post précédent, « ce sont les australiens qui sont gentils pas le autres… ». Et depuis notre arrivé, j’ai déjà vécu avec :

  • 4 anglais (2 couples)
  • 2 néo zelandais (1 couple aussi)
  • 2 Italiens
  • 1 chinois (et ces 5 potes squatteurs)

Autant te dire que les 4 anglais soir de match de foot, tu n’avais qu’une solution : finir plus saoul qu’eux pour t’écrouler et ne pas entendre leurs hurlements jusqu’à 5heure du mat.  

Quand à mon cher ami chinois….mon préféré :

Le jour de la visite, la propriétaire sœur du chinois, nous a vanté les mérites de cet appart :  « Il n’y a qu’un seul coloc et en plus il n’est jamais la, vous allez voir, c’est comme si vous viviez tous les 2 »

MEGA FAIL

Ce gentil adolescent pré pubère monsieur n’a pas attendu une journée pour ramener tous ses potes et jouer en réseau 24 sur 24. Comme il avait eu la bonne idée de ne pas apprendre un mot d’anglais, je ne pouvais même pas lui hurler dessus : « Move, mother fucker »…

On est parti au bout d’une semaine en refourguant à base de gros baratin le mauvais plan à 2 supers gentilles hollandaise « C’est génial ici ! Lui la assis avec un air neurasthénique, pfff vous allez voir il n’est jamais la », j’en culpabilise encore mais c’était ça ou je rentrais en France avec un casier judiciaire…

Donc la, en attendant que l’on se prenne un appart enfin tous les 2 (YEAAHHHH), je vis avec

  • 1 chinoise et son mec australien
  • 1 couple de brésilien
  • 1 magnifique et gentil couple de français (c’est-à-dire nous)

Et la je suis au bord de gouffre et de l’homicide volontaire ou involontaire…

Ils sont gentils pourtant mais :

  • j’aimerais bien me lever le matin et déguster mon verre de jus d’orange peinard en pyjama et pas me taper la causette pendant des plombes  quand j’ai encore la trace de l’oreiller sur la joue.
  • Ne pas devoir caser toute ma bouffe dans l’étagère du milieu et faire tenir une bouteille de lait et de coca dans 2millimètres²…
  • Ne pas devoir faire ma vaisselle à chaque fois que je mange…

Je réclame le droit au bordel, je réclame le droit d’oublier mon linge dans la machine à laver pendant 2 jours, d’ailleurs quelqu’un peut m’expliquer cette vérité absolue:

Je réclame le droit de manger un Mc do à 5heures du mat (c’est ouvert 24/24 ici hiiiiiiiiiiiii) sans avoir peur de ma faire choper, je réclame le droit d’être peinard en fait !!

Et la je viens juste de me rendre compte de cette terrible constation : “Et merde, je suis une trentenaire….”

Non, sincèrement je me pose la question. Au vu de mon dernier week end, je commence à me dire, non mais ce n’est pas possible: “Ou ils sont vraiment trop gentils ou on est vraiment des gros connards en France”.

 Je m’explique :

Premier petit truc pour illustrer mes propos. Quand tu vas au cinéma, il ne vérifie pas que tu as un pris un ticket. JE REPETE : personne ne te demande ton ticket à l’entrée de la salle. Bon et bien je suis désolée mais moi la première pensée qui me vient : « Ouh punaise, mais on pourrait rentrer gratos », je sais, c’est mal mais je suis sur que vous penseriez la même chose. Et pour avoir été plusieurs fois au ciné, je peux te dire que ca se passe toujours comme ça.

Bon, tu restes septique, next :

Je suis partie en week end, et j’ai passé une nuit dans un bed & breakfast. Quand nous sommes arrivés, le gérant ne nous a rien demandé, pas de carte d’identité, pas de carte bleue, pas d’empreinte digitale, rien. Il nous a juste dit avec son accent incompréhensible :

« Vous viendrez me régler demain matin et si vous mangez ici, vous le mettrez sur votre numéro de chambre, thank you buddy»

Bon, bah la encore, première pensée « Mais il est fou, ca veut dire qu’on peut se barrer sans payer, il y verrait que dalle » !!! 

D’ailleurs, on est parti très tôt le lendemain matin, l’accueil n’était même pas ouvert, on a du laisser l’argent dans notre chambre avec un petit mot.

Imagine un peu ça en France ?

Quand tu vas au ciné, genre à Bercy, tu passes un contrôle de sécurité aussi renforcé que dans un aéroport. Si tu vas aux toilettes pendant la séance, tu as intérêt à montrer patte blanche, sinon tu finis le film dehors…

Pour louer une chambre, on n’en parle pas. Généralement, tu as du tout payer avant même d’être arrivé…

C’est vrai que depuis mon installation ici, j’ai du apprendre à me détendre et perdre mes reflexes de parisienne. J’avais l’air suspecte à tenir mon sac à main comme une tarée dans le tram. Les filles ici, en terrasse des cafés, elles laissent leurs sacs et leur Iphone sur la table sans même se poser la question.  La première fois que j’ai vu ça, je me suis dit « c’est une caméra caché ? On veut me piéger, vous ne m’aurez pas salaud»…

Mais non, ici on part du principe que tu es gentil jusqu’à preuve du contraire.

Je ne comprenais pas en France, quand dans le métro j’entendais « Attention des pickpockets sont susceptibles d’agir dans cette station », je me disais « Ouais bah y’a pas que dans cette station qu’ils sont suscpetibles d’agir les pickpockets, faut être con pour pas surveiller son sac », maintenant, j’imagine un australien dans la ligne 9 et je me dis le pauvre:

 ”c’est un petit bébé pingouin au milieu d’un banc d’orques” … Il ne doit pas s’imaginer le quart de ce qu’on va lui faire.

Si seulement on pouvait se sentir aussi bien à Paris…

  • Ne pas devoir se battre avec le serveur parce que tu lui demandes un verre d’eau…
  • Ne pas se faire engueuler par la guichetière de la RATP (et tout ceux qui font la queue) parce que tu ne trouves pas ton pass navigo…
  • Ne pas passer son temps à surveiller son sac…
  • Ne pas changer de trottoir en face d’une bande de mecs quand tu rentres toute seule le soir…

Tiens encore un exemple :

Bon c’est un truc de filles. On le sait toutes, quand tu passes devant un chantier ou il y a des mecs du BTP (ou autres hein, je ne veux pas de problèmes avec les mecs du BTP, j’aimerais bien un jour construire une maison ), tu peux être sur que 9 fois sur 10, tu te manges une réflexion bien graveleuse à base de « Tu ne veux pas venir réchauffer ma saucisse ? » (si si on m’a sorti ça une fois), et bien sache que ici, les mecs ne te calculent pas. Ils bossent et tu as autant d’intérêt qu’un saucisson pour un végétarien.  

Idem quand tu rentres de soirée, les mecs sont bourrés comme des cuves irlandaise, et bah rien, Ils te disent bonsoir et pis c’est tout. Crois moi que c’est vachement agréable.  

Donc voila, ca c’est un truc que j’aimerais bien importer en France, un peu plus de courtoisie et un peu moins de suspicion. (Oui tu peux verser une petite larme si tu veux) ! 

On a tous des chansons, des clips qui ont une signification personnelle, très personnelle. Tu sais, le titre que tu entends et qui, en 1 seconde te replonge dans des chouettes ou moins chouettes souvenirs.

Ces chansons, tu les oublies parfois et puis, au hasard d’une radio, tu tombes dessus et la BAM, c’est ta madeleine de Proust musicale.

Je suis retombée sur celle là: 


U2 - Staring At The Sun by Master_System

J’avais 16 ou 17 ans je pense, et j’étais tombée amoureuse d’un allemand (au doux nom de Petar…) lors d‘un échange linguistique.  Je lui avais dit que j’adorais U2, il l’avait joué rien que moi à la guitare, t’imagine un peu le truc. Littéralement, je n’en pouvais plus.

Je ne vais pas vous mentir les gars, le coup de la guitare au coin du feu, ca marche à fond entre 15 et 20 ans. Y’a un petit coté, Oh mon dieu il m’a regardé, LUI, la le beau gosse (généralement le mec qui joue de la guitare au coin du feu dans des soirées ado est un beau gosse qui à trouver le méga filon pour rouler un max de pelle sans effort).

Bref, dès que j’entends cette chanson, je me rappelle le frétillement de mon âme à se sentir unique parmi la foule.

 Après il y a eu ma première prise de conscience avec … :

J’avais 10, et j’ai pas tout de suite capté le fond du sujet. Quand j’ai réalisé, je suis devenue toute rouge dans ma chambre dauphin sur fond de coucher de soleil et mes jouets Polly Pocket, j’ai compris qu’on pouvait tous être différent. Ensuite, très très vite, j’ai compris que Celine Dion, ca le faisait pas.

 Et puis il y a ce que j’appelle la chanson Hymne, celle que tu écoutes  à CHAQUE soirée avec ta bande pote, que si tu la passes pas, la soirée est considérée comme naze :

Dès que j’entends la première note, j’ai des milliards d’images qui me viennent en tête et le sourire qui suit juste après.

 Il y a les chansons de rupture, ou  tu te dis «  Ouais bah j’en ai rien à foutre de l’écouter à fond, je viens de me faire larguer alors tu me laisses tranquille ok !!! »

A ce moment là je ressors mes albums de Mano Solo et hop c’est parti mon kiki : « Life is a bitch »:


Y’a la chanson, j’ai honte et j’assume pas (maintenant un petit peu)… : Oui, c’est vrai, tous les matins parfois je l’écoute en m’habillant et je KIFFE, oui voila, c’est bon… Rigole va: 

Et le vieux titre que tu aimes toujours : Sacré Gilbert

Et puis il y a celle que tu kiffes par dessus tout et que tu as vu 3 fois en concert et 3 fois avec une de tes meilleures potes, que tu reverras encore 10 fois avec cette même meilleure pote parce que, c’est comme ça, tu n’as même pas besoin de lui demander, si elle passe en concert, tu achètes 2 places et mise à part ton propre mariage, il n’y a aucune raison de ne pas être disponible!!

L’un des meilleurs concert de ma vie (à L’Olympia By the way)!!

Faut que je trouve ma chanson australienne maintenant !!! 

Et après j’imagine ça…

Quand d’autres font ça : 

Tu l’as compris, j’ai peur des requins..

S’il y a bien une chose qui a changé depuis que je suis arrivée à Melbourne, ce sont mes sujets de conversations.

Pas que ceux que j’avais avant fussent nuls,  ah non non, je ne peux pas vous laisser dire ça (et pis j’ai mes cop’s qui lisent mon blog, j’aimerais bien les revoir et squatter leur canapé en juillet) c’est juste que tout d’un coup je me suis mise à poser des questions bizarres :

·         C’est quoi tes papiers ?

·         T’as un visa ? (putain salaud)

·         J’ai entendu dire qu’il y avait un mec qui avait reçu son visa en s’inscrivant à la fac ?

·         Si je quitte 25 fois le territoire et que je ramène un koala, j’aurais un Permanent Resident ?

Bref, il y a peu, j’ai réalisé que l’immigrée, bah maintenant c’était moi.

Je n’avais pas pris conscience que cela allait prendre autant de place dans ma vie. Tout d’un coup, quand tu veux rester dans un pays, la question vitale du VISA devient une obsession. Chacun y va de son commentaire: 

Il y a les crâneurs : « Ouais, moi tu sais, ça fait 18 ans que je suis la, j’ai la double nationalité, j’ai un passeport français et un passeport Australien », et je parle avec un accent anglais en français et je fais style de ne plus bien parler français, genre : « Hier, j’étais au shop et c’était busy, no way j’y retourne,  trop full le truc, oh my god, LOL»

Les petits crâneurs : « Moi, je suis la depuis 6 ans, oui j’ai un visa, oarff bah c pas compliqué, tu montes  ta boite et pis voila. Mais la je rentre en France, j’en peux plus des Australiens, trop gentil, Paris me manque tant. Ici, tout le monde te dit merci, c’est booooring »

Le magouilleur riche: « Alors, tu t’inscris à la fac pour 25 000 dollars et tu peux rester un an de plus »

Le magouilleur pauvre : « J’ai bossé plus de 90 jours dans une ferme à ramasser des courgettes et des mangues, du coup je peux rester un an de plus mais je ne peux dormir que dans des campings car ou des vans volkswagen, et j’ai le droit d’aller une fois par mois au camping. »

Le don-juan : « Moi, comme je me marie avec une australienne, bah pour moi c’est automatique. Ouais j’ai de la chance, je sais »

L’anarchiste : « Quoi, un visa ? Mais on s’en fout. Tu te fais payer au black et tu ne sors pas du territoire, c’est tout »

Le décomplexé : « Vi, j’ai pas de visa, tant pis, bon c’est quoi ton 06 ? Moi je vais au bar, tu me rejoins ?  Je t’attends, viens, je t’aime, on va chez toi ? »

Cela m’a surtout fait prendre conscience de la véritable galère que devait vivre les immigrés sur le territoire français… Déjà ici, on sent que  c’est une terre d’accueil. Pour vous dire, ils ont des panneaux dans les rues ou est écrit :

We are one, but we are many

And from all the lands on earth we come

We share a dream and sing with one voice:

I am, you are, we are Australian”

Ce qui correspond en gros:

« Nous ne sommes qu’un, mais nous sommes plusieurs
Et de tous les pays sur la terre d’où nous venons
Nous partageons un rêve et le chantons d’une une seule voix:

Je suis, vous êtes, nous sommes des Australiens »

C’est nettement plus accueillant que les slogans de Marine.

 

Et même avec toute cette bienveillance, il faut s’accrocher pour s’intégrer. Alors en France. Je n’imagine pas la galère pour trouver sa place…

Ce que j’aime ici, c’est que lorsque tu te présentes à un poste, la seule question posée est : « Es tu compétent ? ». Il n’y a pas cette idée que quelqu’un te pique ton travail. Il y a juste « Que le meilleur gagne ». Ca change pas mal la donne. On se remet en question sur ces compétences par  sur ses acquis ou soi-disant devoir et/ou privilège. Ca fait du bien.

En tout cas, j’ai compris beaucoup de choses en venant ici sur la difficulté de l’immigration et je retiens que le problème n’est pas l’immigré mais le pays qui l’accueil et ceux qui detiennent ces valeurs. 

Quand je rencontre des nouvelles personnes, que ce soit dans le cadre professionnel ou personnel, je me demande souvent comment il ou elle était à 17 ans et avec un appareil dentaire.

Je constate alors souvent que le premier de la classe a fini Chef à la Cogip et que la bombasse elle a pris un kilo par an avec un bonus à +4 par enfant.

En gros, j’en connais peu qui sont devenus ceux qu’ils paraissaient être dans cette cour d’école.

Non parce que moi je pense que j’aurais une dizaine de profs qui me ferait un pneumothorax si il voyait où j’en suis maintenant par rapport à où j’en étais pas du tout à 17 ans.

Déjà, moi j’ai redoublé ma seconde, histoire de mettre tout le monde dans le contexte direct. Et comme je suis maline, j’ai trouvé le moyen de redoubler avec ma meilleure amie, pratique pour la rentrée des classes : ON DOMINE, alors toi le petit branleur de 3ème, tu me passes ton bic 4 couleurs et tu vas t’assoir.

In DA place, moi je te le dis.

Ensuite, je pense que j’ai du trouvé sans le savoir le manuel du « Etre relou mais pas trop mais un peu quand même hein ». J’étais dans un lycée on va dire normal, pas ZEP, pas bobo, le bon classique de province. Donc dans ce genre de lycée, toute forme de singularité est perçue comme, bah,  est très mal perçue en fait.

C’est pour ça qu’à mon retour de vacances j’avais les cheveux rouges et un piercing à la lèvre. J’étais une des rebelles du lycée. Rebelle dans mon lycée consistait à fumer à la récré et à sécher les cours d’allemand, lycée de province je vous dis.

Je crois que j’ai été collé un fois, pour vous dire le degré de dangerosité à Orléans !

Je me souviens surtout des profs au regard atterré et qui ne savent pas quoi faire de toi. Il faut être dans le moule pour s’intégrer à 17 ans. C’est fou comment, à cet âge la, ta personnalité est dure à assumer. Tu rêves d’être comme la « fille parfaite », jolie mais un peu coquine, sage mais un peu rebelle,  celle qui plait à tout le monde et qui a bien sur de bonne note. Bref, celle que tu ne seras jamais.

A cette époque, tout un tas de personnalité s’entre choquait, un vrai choc des cultures assez dur à percevoir à 18 ans. Une difficulté de plus pour se construire car tellement de différence.

Il y avait le clan des intellos, devant la porte de la classe 10 minutes avant la sonnerie, les bons fayots qui rappelaient au prof qu’il devait y avoir une interro, alors que nous avions tous décidé de passer sous silence cet oubli. Généralement, il était de bon ton de les détester sauf en période d’examens, là tu essayais de t’asseoir à coté d’eux mais il avait la dent dure et tu ne pouvais jamais copier sur eux, les salauds.

C’était eux aussi, qui en sortant de l’exam, disais d’une voix tremblante « j’ai tout foiré » et récoltait un 17. C’est fou, moi quand je disais « j’ai tout foiré bah j’avais vraiment tout foiré” et j’avais 2 , ai jamais compris ce truc.

Moi, je faisais partie de la bande qui disait « Bon, si le prof n’est pas la dans les 5 minutes, je considère que le cours est annulé, de toute façon c’est écrit dans le règlement merde, on a le droit, allez tous avec moi »

Il y avait bien sur la bande des filles qui faisaient fantasmer les garçons. La blonde qui portait déjà un soutien gorge et qui connaissait par cœur la nouvelle gamme de vernis à ongles de chez Sephora. Elle était toujours bien habillée, avait des cahiers avec une belle écriture et des petits ronds sur les i. J’ai essayé de le faire une fois, j’ai tenu 2 minutes. J’ai longtemps cru que je deviendrais médecin, rapport au fait que personne n’était capable de me relire.

Je me souviens de la bande des skaters, Trop beau les mecs, je te jure. Ils étaient toujours en bande de 15 mecs et 1 fille. Cette fille tu la détestais, elle était leur pote et avait le pouvoir de  décider si oui ou non tu pouvais venir chez Mathieu samedi soir.

A l’opposé, tu avais les sportifs, avec leur sac de sport et leur banane bio pour la pause. Musclé, sain et courtois. Eux ils passaient un peu comme ça, conscient que cette aventure lycéenne ne serait qu’une courte étape de leur vie, il avait des objectifs et leurs dossiers d’inscription pour les grandes écoles étaient déjà prêts depuis la seconde. Ils patientaient.

Et puis tu avais le mec bizarre, qui avait pris option russe scandinave, jouait de la clarinette et avait des pantalons trop courts et des pellicules sur les épaules. Il était souvent toujours tout seul, alors parfois dans un élan de pitié, tu allais leur parler….Au bout de 2 minutes tu regrettais déjà ton geste. Tu focalisais sur ces énormes pellicules sur les épaules (Mais comment c’est possible…) et sur son pantalon trop court.

 Finalement, ca n’arrivera que très peu par la suite, d’être entouré de personnalités différentes.  Dans ton métier, tu seras proche de personnes qui sont quand même sensé avoir des points commun avec toi. Tes potes, tu les as choisis, donc il te reste les soirées, mais même la, tu te rends dans un lieu qui définit ta personnalité, donc peu de chance de croiser ton antipode.

Je constate en tout cas et avec ravissement, que ce ne sont pas ceux à qui l’on prévoyait un avenir radieux qui ont le plus réussi. Le premier de la classe n’a pas fait de brillante étude, la fille littéraire ne lit plus que 20Minutes et Métro. La rebelle s’est assagit et réfléchit à un plan épargne retraite (c’est quand même plus sur).

Ce qui est drôle, c’est que 10 ans plus tard, c’est ta différence qui fait ta force, la norme fait peur d’ennui. Tout ce que tu voulais gommer à tes 17 ans, tu le mets en avant à tes 27 ans. Tu te rends compte que la vie peut faire des cadeaux ou parfois t’en faire baver. Mais tu rends compte surtout que rien n’est gravé dans le marbre et la roue tourne toujours .

J’ai hâte de voir le résultat des 10 prochaines années :

·         Le succès boy va-t-il rester au top ?

·         L’Outsider au chômage va-t-il nous faire le prochain Bill Gates ?

·         La fille parfaite avec son mec parfait seront-ils encore en couple ?

·         La célibataire endurcie n’aura-t-elle pas 3 marmots et un mec en or ?

·         La moche ne deviendra t’elle pas extrêmement charmante ?

Et toi ? tu étais comment au lycée ? 

Je suis généralement assez fan des séries TV américaines (bon déjà parce que mise à part Platane sur Canal +, il n’y a AUCUNE bonne série française) et je guette tous les ans celle qui me fera vibrer autant que LOST.  Je passe donc mon temps (et ma connexion internet) a essayer toutes les nouvelles séries qui font leurs apparitions.

J’ai d’abord eu une bonne crise de fou rire en regardant TERRA NOVA et en me disant que le comptable avait du partir avec la caisse, car à 10 millions l’épisode, il y a un problème avec les graphistes… Non mais même Denver le Dernier dinosaure est plus crédible !!

Comme je rigolais déjà bien, j’ai continué avec ALCATRAZ et son intrigue au suspens proche de zéro. J’aime beaucoup au passage le talent de Sam Neill, qui quoi qu’il arrive, à toujours la même expression :

« Qu’est ce que je fous là » ou « Purée, elle a encore rien compris à ce que je viens de dire »…

 Puis enfin, suite à tweet inspiré par Darkplanneur, j’ai essayé American Horror story :


Synopsis  (source wikipedia):

La série est centrée autour de la famille Harmon composée de), Vivien et Violet. Après que Vivien a fait une fausse couche et que Ben l’a trompée avec l’une de ses étudiantes, les Harmon décident de quitter Boston et achètent une maison victorienne à Los Angeles. À leur arrivée, ils apprennent que le précédent propriétaire de la demeure a été tué par son petit ami, qui s’est suicidé après le meurtre.

Moira O’Hara, femme de ménage s’occupant de la maison depuis des années se présente à la famille dès le début de la série pour reprendre son travail. La maison subit de fréquentes visites de la voisine Constance et de sa fille trisomique Adelaide qui semble être attachée à la maison et à son passé. Ben, psychiatre, a pour client le jeune Tate Langdon semblant atteint de schizophrénie, celui-ci noue vite des liens avec Violet. Plus le temps passe, plus la famille Harmon réalise que leur nouvelle vie devient peu à peu leur pire cauchemar, habitant dans une maison cachant de terribles secrets.

 

Et bien j’ai enfin retrouvé le gout de la série qui te surprend. Celle où tu ne sais pas ou cela peut t’emmener, où chaque épisode est source de multiples analyses. En gros, impossible de savoir comment cela se terminera et impossible de ne pas s’attacher aux personnages.

Il faut aussi saluer les talents de Jessica Lange qui pour le coup, m’a scotché au canapé.

Ici, pas de tabou, mère d’une fille trisomique, elle nous sort des perles de monstruosités devant la petite (qui au passage nous vaut bien un prix meilleur second rôle) qui ne peuvent laisser insensible.

Et c’est bien là tout ce que j’attends d’une série : qu’elle ne me laisse pas insensible.

Bouclé en une saison, on ne risque pas de se perdre dans une suite foireuse à la HEROES (si quelqu’un est capable de m’expliquer la troisième saison d’ailleurs, je prends), bref:

LES PLUS :

Une intrigue de dingue et bien ficelé. Je mets au défi quelqu’un de trouver le final de la série.

Un nouveau pas de franchit sur la levée de tabous et/ou de nons-dits. On n’hésite pas à enfoncer des portes fermées et à oser ce que personne n’a jamais osé avant. Que ce soit par des dialogues, des situations ou des idées

Jessica Lange : Sincèrement, elle est incroyable.

LES MOINS :

On tourne parfois un peu en rond sur des intrigues ou des personnages. On avait capté le truc, pas de quoi nous le dire 4 fois.

La recherche du gore par moment inutile. Pas la peine de nous mettre du sang ou des monstres de tous les cotés, on  flippe déjà suffisamment.

Pas de saison 2 basée sur la même intrigue : aurait bien voulu voir ce que ca donne

La deuxième que je te conseille :

  

J’ai toujours été fan de Claires Danes, (j’étais littéralement hystérique à chaque épisode dANGELA 15 ANS, et de l’apparition de Jordan Catalano aka Jared Leto), du coup, j’ai toujours suivi du coin de l’œil ce qu’elle faisait et pour moi elle a un capital sympathie proche de 100 000. Donc je me suis laissée prendre au jeu de regarder HOMELAND.

Je suis un peu emerdée car d’un coté je trouve que c’est une des meilleures series que j’ai vu depuis longtemps et de l’autre, il y a quelques clichés scénaristiques qui m’embête… :

Synopsis (source wikipedia) :

La série met en scène Carrie Mathison, un agent de la CIA qui croit qu’un Marine américain, qui était retenu captif par Al-Qaida comme prisonnier de guerre depuis 2003 et libéré lors d’une opération commando en 2011, a rejoint l’ennemi et pose aujourd’hui un risque important pour la sécurité nationale.

En gros, il est où il n’est pas méchant ?

LES PLUS :

On ne rentre pas dans le cliché manichéen : bon ou mauvais. Les personnages sont fouillés, multi –facettes et interprétés à la perfection. Aucun ne tire la couverture à l’autre, tout sonne juste et sans tralalala (mais quelle belle expression). Chaque personnage est présenté et proposé, on sait qui on suit : dans leur vie privée comme dans leur vie publique. Du coup, on a vraiment le sentiment de suivre une personne et pas un personnage.

Une multitude de décors, lieux de tournages et espace-temps qui nous changent un peu des studios d’Hollywood (bureau, maison + 1 extérieur). C’est riche, c’est dense, on respire. On y croit

Un bon scenario : Toute de suite, on rentre dans le jeu. Il est corrompu ou il est une victime. Et autant te dire que tu changes d’avis souvent.

LES MOINS :

On dévoile un peu vite la vérité : petit effet de « bon bah il n’y a plus de surprises » même si sur la fin, ca se rattrape.  

Même mécanisme appliqué aux personnages : « Je suis fort  MAIS j’ai une faille », tous les personnages ont le même schéma. On nous expose leur personnalité et tous ont un petit truc qui ne va pas. Du coup, c’est le sur-jeu du « rien n’est blanc ou noir » et c’est un peu trop facile pour sortir une carte du chapeau quand on a besoin de faire évoluer l’intrigue.  

J’aime pas les roux : Fallait que je trouve un troisième truc à dire, et non ce n’est pas vrai, j’aime bien les roux, j’en connais 2 et c’est des potes ! Alors bon ! 

Bon, sinon tu peux aussi essayer Games of thrones et Boardwalk empires (avec la fille qui joue la petite copine d’ Ewan Mcgregor dans Trainspotting: haaaaaaaaaaa et oui :))!! 


Voilà bientôt 6 mois que je me trouve en territoire australien et je commence enfin à percevoir les petites différences du quotidien qui sont pas grandes mais qui quand même te change la vie.

Bon je ne m’attarde pas trop sur les températures, je ne voudrais pas vous casser le moral, mais je tiens quand même à préciser qu’il faut une certaine contorsion de l’esprit pour associer décembre et soleil. Ok, quand il s’agit de 3 semaines de vacances, tu SAIS que ce n’est pas normal et que bientôt tu retrouveras ton teint blafard et ton nez qui coule (tu pourras cependant te pavaner un peu à ton retour avec ton bronzage écrevisse).

Pour ma part, après 2 premiers mois de soleil, j’ai commencé à penser que tout cela était une imposture et que très vite, je me réveillerais un matin avec une pluie battante et des petits flocons. Je me suis dit que cela ne pouvait pas durer. Voyant le 25 décembre approcher, j’ai couru dans le premier magasin du coin pour m’acheter une écharpe et des gants et me préparer à l’hibernation. On ne me la fait pas à moi !!! Puis, j’ai voulu lancer ma première soirée raclette, ma cure de strepsils et le port de moonboots obligatoire, j’ai tout arrêté quand j’ai vu passé mon cinquième Père Noel en roller et shorty… Mais je garde quand même une paire de moufle, just in case.

Sinon, oui, il y a de subtiles petites différences qui te font dire « Coooooool » :

TU PEUX CHOISIR TON CODE PIN DE CARTE BLEUE

Ca peut paraitre futile au premier abord, mais tu dis adieu à la lettre cachetée semi-secrète envoyée par la poste 3 semaines après ta carte. Là, tu vas à la banque, et la dame te demande quel code tu veux. Evidement tu mets ta date de naissance, donc vaut mieux planquer ton passeport. Mais adieu système D pour retenir ces 4 chiffres maudit. Tu ne pourras jamais oublier ton code et te taper la guichetière « Ah bah maintenant moi je peux rien faire, il va falloir faire une nouvelle carte, ca va prendre 2 semaines et 350 euro, vous payez en chèque ? »

AU CINEMA, TU CHOISIS TA PLACE

Oui, oui oui. Tu as une place rien que pour toi. Finis la queue de 3 heures à l’UGC des Halles ou commence un combat de regard dans la file d’attente puis le moment très important de l’ouverture de la salle où tu as l’impression de faire le départ de 4 X 100 mètres des JO. D’ailleurs, il y a toujours TOUJOURS des petits malins qui te doublent avec le sourire et qui se posent devant toi tout en réservant les 6 places autour pour les potes…

La, tu es tranquille, c’est TA place rien qu’à toi et personne ne peut te la prendre. J’adore et cela à grandement contribué à faire baisser ma pression artérielle (et celle de mon copain)!

TU PASSES QUE QUAND C’EST VERT POUR TOI

Je vois déjà les parisiens faire «Mouarfff, tu passes qu’au vert, mais c’est la honte», moi je dis finis le stress de montrer que justement je suis un parisien et que je ne traverse que quand c’est rouge. Ici, tu as une petite balise sonore qui se met à rugir quand tu peux traverser et gare à  la voiture qui ne le respecte pas, elle finira au poste pour une garde à vue (le conducteur hein pas la voiture : +2 pour la vanne). Il faut dire aussi, que si tu traverses au rouge tu  as des grandes chances de devoir casser ton PEL pour couvrir les frais d’hôpitaux car ils ne s’arrêtent pas…

TU PEUX DEMANDER DU « CASH OUT » A LA CAISSE DE MONOPRIX

Je m’explique. Lorsque tu vas acheter ton pain quotidien (ou plutôt un truc qui ressemble à du  pain mais qui n’a pas du tout le gout du pain) et que tu payes en carte, la gentille dame te demande si tu veux du cash en plus de tes achats. C’est directement prélevé de ton compte et pas besoin d’ATM.  Uber pratique et so Easy way of life !!

Voila pour le moment, Je vais continuer à regarder tout ça avec attention et vous faire des petits bilans quotidien mais j’attends d’abord que l’hiver soit terminé…ou qu’il commence, je ne sais plus trop.